Comment choisir une motorisation pour portail à battant

Vous désirez mettre en place un portail automatique motorisé et vous avez fait le choix d’un modèle à battant. Cela peut être dû à des considérations esthétiques, ou bien suite à la lecture des critères indiqués dans notre page : bien choisir la motorisation de son portail.

Dans le cas d’un portail à un ou deux battants, nous allons rencontrer deux types principaux de motorisations : par vérins ou à bras. Deux autres modèles sont moins classiques : une motorisation à roue, ou bien un système enterré. Nous verrons pourquoi ces différences de popularité existent.

En plus de considérations financières, différents critères sont à explorer pour procéder au choix du système le plus adapté à votre installation. Nous allons passer en revue ces différents systèmes permettant de motoriser sans rail au sol votre portail. Vous pourrez faire tranquillement votre choix pour obtenir rapidement et en toute sécurité un accès adapté à votre garage, dont vous allez probablement également motoriser la porte.

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L’implantation de votre portail

Désirez-vous que l’automatisme ouvre votre portail à 90 degrés environ, ou bien complètement rabattu contre votre clôture, à 180 degrés ? Votre portail peut être situé à un coin de votre propriété. Ce portail, souvent à deux battants, réservé à l’accès en automobile peut également jouxter un portail plus petit adapté aux piétons. Il n’est pas possible dans ce cas d’envisager une ouverture à 180 degrés. Cette impossibilité vient soit du fait de la limite du terrain, soit pour ne pas venir occulter le portail piéton. Tous les différents modèles de motorisations proposés permettent une ouverture au minimum de 90 degrés. Attention néanmoins : un système à bras articulés nécessitera plus d’espace pour le mécanisme replié en position ouverte qu’un mécanisme à vérins. Si, ouvert à angle droit, un vantail se retrouve contre un mur de votre maison ou bien la clôture de votre terrain, cela peut être embêtant. Une motorisation par roue peut également être plus encombrante dans cette position.

Pour obtenir une ouverture à 180 °, il est nécessaire que l’axe de rotation des vantaux soit décalé de chacun d’eux. Les contraintes exercées impliquent d’utilisation d’un matériau léger pour la réalisation de ces portails, le PVC ou l’aluminium par exemple. On verra plus bas qu’une motorisation par bras articulés sera alors préférée aux systèmes à vérins.

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Les contraintes sur les vantaux

Un bras va tirer ou pousser chaque vantail perpendiculairement à celui-ci. Le fonctionnement sera comparable au geste que vous effectuez quand vous ouvrez ou bien fermez la porte de votre maison, ou bien un portail manuel. L’effort sera relativement faible à la jonction entre le mécanisme et le vantail de votre portail. Dans le même ordre d’idées, les gonds ne seront pas soumis à des contraintes différentes qu’avec un portail manuel.

Un vérin, qui forme un angle très faible avec le vantail, va le soumettre à des efforts longitudinaux de beaucoup plus grande force. Imaginez-vous vous poster debout, contre le pilier, et ouvrir votre portail en tirant sur une corde que vous avez fixée à la poignée. Vous devrez déployer une forte énergie, notamment pour le début de la mise en mouvement. C’est donc au niveau de la fixation de chaque système au battant que la différence sera d’une grande importance. Les contraintes seront également multipliées au niveau des gonds du portail. Ainsi, un système à vérins sera réservé à des portails en matériaux très résistants à l’arrachement. Le bois ou le PVC sont à éviter pour un fonctionnement durable d’une motorisation par vérins, on préférera pour ces portails des systèmes à bras articulés.

Les spécificités d’un portail à roue

Chaque vantail du portail est directement entraîné par une roue au sol, le moteur étant donc solidaire du vantail. Cette solution est mécaniquement plus simple et généralement moins onéreuse à l’achat que les précédentes. Elle exige par contre que le terrain sur lequel le portail donne soit rigoureusement horizontal pour que le contact de la roue avec sol soit régulier. Cette motorisation n’est pas compatible avec une allée gravillonnée, dans laquelle la roue s’enfoncerait. Une autre contrepartie est un fonctionnement pour le moins difficile par temps de verglas, la roue patinant malgré le poids du vantail. Pour que le moteur agisse efficacement, il a besoin d’être positionné le plus loin possible des gonds soutenant le portail. Si leur structure n’est pas creuse, il faudra faire courir le câble d’alimentation le long de chaque vantail. Même protégées, de grandes longueurs de circuits électriques à hauteur des pieds resteront représenter des risques de sécurité électrique, et de mauvais fonctionnement de l’automatisme.

Invisible, mais largement plus chère, la motorisation enterrée

Chaque moteur est ici situé dans un caisson enterré au droit de l’axe de chaque vantail. Le gros avantage est la discrétion totale du système de motorisation. Cela oblige en contrepartie à des travaux de terrassement spécifiques. En particulier, les caissons enterrés se doivent d’être bien drainés afin d’évacuer les eaux de pluie et de ruissellement. Petit inconvénient, en cas de panne (du système ou bien simplement d’alimentation électrique), il sera moins aisé de procéder au débrayage des moteurs enterrés que de mécanismes visibles.

Résumons rapidement

Pour synthétiser les idées précédemment développées en quelques phrases, disons que :

  • Une motorisation par roue serait souvent la solution la plus économique en prix initial. L’argument est souvent de poids. Sa fiabilité et sa régularité de fonctionnement seront néanmoins moins bien assurées.
  • Une motorisation par bras articulés conviendra à la plupart des cas de figure, notamment aux portes en matériaux légers comme l’aluminium ou le PVC. Cela se fait au prix d’un encombrement un peu plus important du mécanisme lorsque les vantaux sont en position ouverte.
  • Les vérins s’adapteront parfaitement aux contraintes d’encombrement évoquées. Puissants, ils motoriseront sans problème des éléments de grandes dimensions. Solidement fixés sur des vantaux en acier (souvent soudés), ils s’avéreront un type de solution pérenne.
  • Plus chère du fait de travaux spécifiques, la solution enterrée est la plus discrète à l’utilisation.

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